jeudi 1 juin 2017

Albanie (De Shkodra à Ksamil)

Jour 30    29/05/17     114km de Shkoder à Durres

Départ de chez Mikel avec le vent dans le dos. Dans la ville, beaucoup de gens font les poubelles même si personne ne mendie. Ca fait bizarre.
Un peu plus loin, à Lehze, trois policiers font la circulation à un rond-point. Ils s’agitent dans tous les sens (on dirait qu’ils chassent les mouches), donnent des ordres contradictoires, puis s’engueulent entre eux pendant que les automobilistes se régulent tous seuls. C’est très drôle à regarder. Un albanais nous dira plus tard qu’ils ont une expression : « s’il y a des bouchons, c’est qu’il y a des flics qui font la circulation ».
Plus loin pendant la pause pic-nic, une dame vient nous parler français, nous propose de rester à l’ombre devant chez elle et nous apporte de l’eau fraiche. C’est bienvenu car il fait 38°C.

On mange dans nos peaux de melon pour économiser l'eau de la vaisselle

On prend ensuite une portion d’autoroute ; oui oui, l’autoroute ! Sur la bande d’arrêt d’urgence on est pas trop mal, les voitures ne roulent pas plus vite que sur la route normale et on a un peu plus de place. Au passage on voit : un tracteur, des piétons qui traversent et une voiture à contresens sur une bretelle. C’est l’Albanie.
Oui oui, on est bien sur l'autoroute

Pas d'eau courante dans le pays, les gens stockent l'eau sur le toit de leur maison
Comme il fait très chaud, on vise un camping pas loin de Durres. En route, Lauriane a un problème : son corps de cassette est tout bloqué et sa roue libre est morte. Le point positif, on est juste devant un hôtel et on y passe la nuit en espérant pouvoir réparer et repartir demain.

Il nous fait bien rire avec sa charrette, mais lui au moins il n'a pas de problèmes de roue


Jour 31     le 30/05/17    106km de Durres à Panaje
                                        D+ 550m

Aujourd’hui la première mission est de faire réparer le vélo. On se rend donc à 8h à un « garage » pour motos et vélos pas loin de l’hôtel. C’est un tout petit local rempli d’outils, de scooters et de motos en piteux états.

On mise tout sur Jani qui est parti en scooter trouver une roue
 On se dit que jamais ils ne nous répareront la roue ici et on regarde sur internet les bus pour aller à Tirana  (la capitale). Jani, le garagiste, commence par essayer de débloquer la cassette, mais rien n’y fait… il faut changer la roue. C’est le début de deux heures de bricolage et d’allers retours entre le magasin et sa maison pour trouver une roue et cassette de rechange. Au final, le vélo est opérationnel, même si Lauriane passe de 9 vitesses à 8.

Jani à droite nous a permis de reparti. Merci!!
 Youpi ! On va pouvoir continuer. Un petit café avec Jani et on repart à 11h (presque au plus chaud de la journée) jusqu’à Lushne ou on souhaite faire des course pour manger. Les petits commerçants ne prenant pas les euros, on se rend à un centre d’échange. Le propriétaire est un cycliste et on discute avec lui. Il nous offre des bouteilles d’eau fraîche et des abricots avant de nous conduire à un restaurant pas cher et très bon. On se fait donc un méga repas à base de salade grecque et de frites pour seulement 5€. Miam miam !

On aime bien voir cohabiter église et mosquée, ça semble si compliqué en France

Le repas de folie!! On repart le ventre plein.
L’après midi nous parait bien longue. On prend beaucoup de grosses routes (voire d’autoroutes) et l’attention est à son maximum, c’est fatigant nerveusement.
On arrive dans un village avec un panneau indiquant un camping. On s’arrête demander à une famille où il se trouve et après quelques échanges un peu difficiles (barrière de la langue), ils appellent leur fille qui parle anglais.
Au final le camping est fermé et on est invités à dormir sur la terrasse de son oncle qui habite juste à coté et est actuellement en Italie. Dans ce village on se sent vraiment bien. C’est très joli et très paisible et on est contents de pouvoir y rester pour la nuit. Pendant qu’on s’installent, ils nous offrent : eau, jus de fruit, prunes, mures et œufs. Tout ça venant du jardin.
On mange en regardant le coucher de soleil puis on se rend chez eux pour boire la tisane et discuter tous ensemble.
Ola (leur fille) sera l’interprète de la soirée. On va se coucher ravis de nos rencontres d’aujourd’hui.
Si les routes empruntées en Albanie sont les pires qu’on ait prises depuis le départ (malgré la vigilance globale des automobilistes), les personnes rencontrées font partie des plus accueillantes. Les albanais nous surprennent tous les jours par leur bonté et l’attention qu’ils nous portent.

Avec prunes et jus de fruit, on a de la chance d'être si bien accueillis 
Coucher de soleil et première nuit à la belle étoile, on est bien




Jour 32     31/05/17     86km de Panaje à Himara
                                     D+ 1600m

On se lève avec le soleil ce matin. C’est toujours aussi magnifique et agréable. Nous nous rendont chez Anna et Luan qui sont levés depuis bien longtemps. On boit café et jus de fruit avec eux et ils nous offrent du fromage, des œufs (une nouvelle fois car le soir, le chien a mangés les premiers qu’ils nous avaient offerts) et de l’huile d’olive. Tout ça bio comme ils nous le précisent et fait par leurs soins.
Hanna prend soin de tout bien nous emballer, c’est notre maman du jour. On garde même le spray anti-moustique qu’ils nous avaient laissé pour la nuit.

Réveil en douceur par le soleil

Avec toute la famille, fromage et huile d'olive en cadeau

Devant la maison et le super jardin
 On part direction Vlora puis le col de Llogara. On attaque la montée sous le soleil (environ 40°C) en enchaînant les rampes oscillant entre 12 et 15%. C’est sacrément raide et Lauriane sent bien la vitesse qui lui manque. Par contre c’est vraiment magnifique. La montagne nous appelle et on se dit qu’il doit y avoir de très belles randonnées à faire par ici.
Arrivés en haut, on est bien content et fier d’avoir réussi à monter sans pousser les vélos. Ce que beaucoup pensaient qu’on serait obligés de faire. On fait donc une pause bien méritée pour admirer le paysage. On attaque la descente entre les montagnes avec une vue plongeante sur la mer. Ca valait le coup de se faire mal aux jambes !

Sieste à l'ombre au plus chaud de la journée

Enfin au sommet, ça ne faisait pas semblant de monter

La vue vaut le dénivelé!!
La mauvaise nouvelle, c’est qu’on ne descend que quelques kilomètres, puis on alterne des montées et descentes avec des pourcentages toujours aussi élevés.
Lauriane est à bout et a les jambes qui tétanisent. Nico l’encourage pour arriver jusqu’au camping 10 km plus loin. Ca parait interminable.
Au camping, on mange et on va discuter avec Denis, le propriétaire, qui parle francais et s’intéresse beaucoup à notre culture (musique, films, etc). Il nous offre du raki (digestif albanais) puis on va se coucher pour une nuit bien méritée.


Jour 33     01/06/17    64km de Himara à Ksamil
                                    D+ 1080m

Allez c’est reparti ! Lauriane espère que ses jambes ont bien récupéré de la journée d’hier et que ses muscles ne vont pas re-tétaniser de suite. On ré-enchaine montées et descentes méga raides pendant 40km. 

C'est beau mais c'est raide
 On s’abrite sous un olivier pour manger et se reposer. Un cyclo-voyageur anglais nous y rejoint. Après avoir discuté de nos voyages respectifs, on repart chacun de notre coté, direction le camping qu’il nous a conseillé. On y arrive dans l’après midi et l’accueil est impressionant. Les propriétaires nous offrent café frappé, eau fraiche et bonbons. Nicolas a même droit à un tour en moto pour aller retirer de l’agent au village car nous n’avons plus de monnaie. Ce soir on va dormir sur le toit sur des vrais matelas. Comme à la maison comme ils disent. De la haut, on a vue sur la mer juste en dessous. Bien cool !
Le camping est le "Ksamil Caravan Kamping" et on recommande à tout le monde d'y faire un tour.


PS : le petit renard en perle accroché à la selle de Nico, offert par Audrey, nous a quitté et fait un heureux : il l’a donné à un petit garçon qui jouait avec pendant qu’on faisait les courses.
Café glacé, eau fraiche, bonbons et drôle de tête

Un petit tour en moto

 Jour 34     02/06/17    82km de Ksamil à Sivota
                                    D+ 840m

Départ du camping pour rejoindre le bout de la presqu’ile de Ksamil. On arrive au bord de l’eau et le pont sur lequel on devait passer n’existe plus. Il faut prendre un « radeau » (notre ferry Albanais) pour traverser. Ca nous amuse bien, par contre de l’autre coté il y a un peu de hauteur et il faut réussir à sortir les vélos. C’est un peu la mission !
 
Les ferrys albanais, ça nous fait bien rire

On a réussi à traverser

Ensuite on enchaine les petites routes, on passe la douane et on longe la cote grecque. Ce soir on dort sur une plage avec douche et moustiques. La vue est super belle, on verra pour la nuit (on se tartine de répulsif anti-insectes. Merci Anna)

Bienvenue en Grèce 

Bivouac sur la plage

dimanche 28 mai 2017

Monténégro (de Mikulici - Croatie à Shkoder - Albanie)


Jour 27      26/05/17      92km de Mikulici à un peu au dessus de Vrh Polja
                                       D+ 1430m

Petit dej avec Maeve, Marko et James, puis on se dit au revoir et on passe la douane et on part direction Kotor. 

Photo souvenir avant le départ

Bienvenue au Monténégro
On fait une visite express de la ville, c'est très beau mais il y a trop de monde et de commerces pour nous. Le plus impressionnant, ce sont les murailles qui montent jusqu'aux temples en surplombant la cité. 
La baie de Kotor est très belle

Photo dans Kotor, on se croirait à Disneyland

On part donc affronter les 17 lacets de la montée vers Vrh Polja. C'est une super belle route (la plus belle pour le moment) avec vue plongeante sur la mer et les montagnes tout autour. Elle est finalement assez régulière et on monte tranquillement au rythme des "pouces levés" des gens en voitures qui nous encouragent. 
Ca monte mais c'est beau 

Le panorama au sommet vaut le dénivelé
Pas d'eau ce soir au bivouac donc... pas de de douche. Mais avec le vent qui s'est levé, il fait bien froid de toute façon.


Jour 28      27/05/17      84km du bivouac à un peu au dessus de Bar
                                       D+ 1420m

Le parcours est encore montagneux. On enchaîne une première montée jusqu'à un col, puis on descend jusqu'à Cestinje où on fait un arrêt courses. Nico se fait alpaguer par un monsieur qui lui fait signe de l'aider à porter une caisse avec lui. 
C'est en fait le propriétaire d'un bar, Charlie, qui lorsqu'on lui demande de l'eau en partant nous invite à boire le café. On fait aussi une séance photo devant les peintures à l'intérieur de son bar. Il est bien excité et s'agite dans tous les sens et ça nous fait bien marrer. 
Il nous offre également un marteau signé à son nom, et malgré le poids, on  se voit dans l'obligation de l'accepter. Bon, Nico ne le portera pas longtemps, il préfère le laisser devant une maison... c'est un peu lourd!

Charlie, c'est le gars en peinture à gauche, et aussi celui à coté de Lauriane

Belles peintures 
Sur le chemin, la végétation est super dense. On croise pas mal de serpents, mais aussi... des tortues sauvages :-) 

Les tortues, on les préfère aux serpents

Le lac "géant" de Skadar, un petit air de marécage à la "Lord of the ring"
A la fin on refait une méga montée jusqu'à un autre col, et celle la nous parait bien longue car il fait très chaud. On se lave au bord de la route dans la descente en trouvant un point d'eau et on part à la recherche du bivouac.

Il faut finir la montée avant que la foudre ne nous tombe sur la tête


Jour 29      28/05/17      60km du bivouac à Shkoder
                                       D+ 320 m

Ce matin, on avance tranquillou: avec les courses, l’arrêt pour boire un coup et avoir du wifi (il faut prévenir notre warmshower - Mikel qu'on arrive ce soir) puis l'achat d'abricots au bord de la route. Il fait chaud mais ça ne monte pas trop. On passe la douane, nous voila en Albanie.
On arrive chez Mikel, ce soir on plantera la tente dans son jardin... immense!
Le soir on fait un tour dans la ville, à part le centre piéton, on ne trouve pas ça terrible. Décidément, la ville c'est pas pour nous.


Camping dans le jardin de l'hotel

Shkodra de nuit avec la grand mosquée au fond


mardi 16 mai 2017

Croatie: de Podgorje (toujours en Slovenie a Mikulici)

Ca y est on a change de pays. On ne fait pas un article sur la Slovénie qu'on aura traverse en seulement... 15km. On y aura quand même passe notre plus beau bivouac du début de voyage.


Jour 16    15/05/17    92km de Podgorje au lac de Lokve
                                   D+ 1550m

Au réveil on entend le vent souffler très fort et on le ressent bien sur la toile de tente qui se fait chahuter. Après analyse de Nico, le verdict tombe: on l’aura dans le nez!! Ca l’agace beaucoup.
Au bout de seulement 5km on passe la frontière pour la Croatie. On ne s’attendait pas à traverser la Slovénie si vite!!


On arrive en Croatie
Les routes qui suivent sont super jolies, on enchaine les petits villages qui montent +++ jusqu’à Kastav pour le pic-nic avec une vue plongeante sur la mer. Trop Top!
A partir du moment où Lauriane a pris ses cachets anti-allergies, elle pète le feu. Nico est à fond derrière elle. Des que ça monte il est à la ramasse. 


Ca fait pas semblant de monter
L’après-midi, ce n’est pas la même. On prend une route avec beaucoup de circulation qui monte et avec un vent de ouf! On a failli finir dans le fossé plusieurs fois, déséquilibrés par les rafales, La montée a été longue, très looongue...

On n'en peut plus du vent


On finit sans eau pour un bivouac sur les hauteurs du lac de Lokve. Dans tous les cas on ne se serait pas douchés, avec ce vent il fait trop froid.

On passe donc une nuit poisseuse.


Jour 17    16/05/17    82km de Lokve à Tounj
                                   D+ 960m

Aujourd’hui on part direct en quête d’eau. On trouve une fontaine quelques km plus loin. Youpi, petit dej, lavage de cheveux, vaisselle et un monsieur nous offre des oeufs (encore chauds du cul de la poule). La journée commence bien.


Lever de soleil au bord du lac

On a trouvé de l'eau!!!
Pas de vent, du soleil, une petite route fort sympathique, ça descend plus que ça ne monte. Tout est parfait!!
En route on cueille un petit bouquet de fleurs, et c’est parti pour Tounj où nous sommes accueillis par Lana et sa famille, nos premiers Warmshowers croates.
Après une bonne douche, Lana nous fait découvrir son village et ses petits recoins secrets. On visite une grotte (comme on peut, on n’a pas de lumière) et on se balade le long d’un ruisseau paradisiaque. C’est super paisible et super beau. On s’y sent vraiment bien. Lana nous montre aussi le jardin qu’elle a commencé en février. Elle veut développer la permaculture et en faire une sorte de lieu de passage pour les voyageurs. Elle est passionnée et passionnante. Nous sommes heureux de croiser son chemin, tout comme celui de sa famille qui nous accueille à bras ouverts.

Avec Lana à l'entrée de la grotte

Le long du ruisseau
Le soir ils nous font goûter un fromage fabriqué dans leur village. C’est un fromage fumé et il est vraiment bon. On leur demande où on peut en acheter. Zdravico et Vesna, les parents de Lana, téléphonent au producteur et vont en chercher un… qu’ils nous offrent. C’est vraiment une famille avec la main sur le cœur. Le voyage c’est aussi ça : rencontrer des personnes qui nous redonnent la foi en l’humanité.


Jour 18    17/05/17     68km de Tounj au camping de Korana
                                   D+ 770m

Après une bonne nuit, on petit déjeune avec Lana. Echanges de musiques, papotages, puis c’est reparti.  

Au revoir Lana

C’est encore une journée bien ensoleillée sur des petites routes très belles. En partant, on était tellement contents de notre rencontre avec Lana et sa famille, de partager sa vision du monde, qu’on a loupé un embranchement tellement nous discutions. Pas de soucis, cette route nous mène au même endroit. C’est juste un peu dommage qu’on se soit plantés de route, on a raté la ville (Slunj) que Vesna nous avait conseillée.

On mange le Tounjski cheese
Ca monte quand même un peu et on arrive sur un plateau super paisible. Ca nous fait un peu penser au Vercors. Certaines maisons on encore des impacts de balles, et les stèles que nous croisons nous rappellent que la guerre en ex-Yougoslavie n’est pas si ancienne.

Sur le plateau

Vestiges de la guerre
Arrivés au camping, on remplit notre mission lessive et on se repose. Demain on ira randonner aux lacs de Plitvize.


Jour 19    18/05/17     Randonnée aux lacs de Plitvize

On part à 9h pour prendre la navette qui ammène à l’entrée des lacs. Première surprise (pas la meilleure), l’entrée est payante (15 €/personne). Par contre, à l’intérieur, c’est magnifique. Tout est amménagé avec des passerelles en bois sur l’eau et aussi des bateaux/trains qu’on peut prendre d’un point à l’autre du parc. C’est le paradis pour la faune et la flore… on a l’impression de se balader dans un jardin zen géant !!

La grande chute d'eau à l'entrée du parc

Les poissons sont bien ici

La flore est luxuriante

C'est beau 
Les passerelles en bois sont partout


Le soir on partage la table avec trois jeunes allemands partis en road trip. C’était sympa.



Jour 20    19/05/17     75km de Korana à Dautovici
                                   D+ 880m

Aujourd’hui c’est encore grand beau. On décide de partir directement et de déjeuner plus tard (en haut de la cote). On rencontre ensuite deux cyclorandonneurs français (Marion et Gaël) partis pour trois ans autour du monde. On fait un bout de route avec eux, arrêt au supermarché, puis nos chemins se séparent : ils partent vers la côte et nous restons un peu plus dans les montagnes.
Avant de manger Nico fait un peu de mécanique sur le dérailleur de Lauriane qui déconne. L’après-midi on fait une pause dans un village, on visite l’église et on va demander de l’eau dans une maison de retraite : on est leur animation du jour ! On repart gourdes et bouteilles pleines et en ayant apris comment dire « eau » en croate (Voda), ce qui nous sera bien utile plus tard dans la journée.

La cathédrale devant la maison de retraite

Pour quitter un peu la grosse route, nous prenons un chemin en pensant redemander de l’eau pour la douche au village de Dautovici. Arrivés au panneau « Dautovici », il n’y a en fait qu’une seule maison perdue sur le côté du chemin. Nous frappons à la porte et une vieille dame nous ouvre. Impossible de communiquer puisqu’elle ne parle qu’en croate. C’est là que le mot magique (Voda) intervient et qu’elle va nous chercher de l’eau dans un puits. Youpi, on pourra se doucher ce soir !
On repart sur le chemin, mais avec les secousses, la douche tombe une fois puis deux… Bon, on va rester la pour la nuit, c’est sympa et on ne veut pas percer la douche.
Le réchaud à bois marche super bien et ce soir c’est « polenta » pour changer des traditionnels « pates et riz ».

PS : on se rend compte en rangeant le bivouac que nous avons acheté des sacs poubelles parfumés… au chewing-gum. C’est pas si mal en fait J


Jour 21    20/05/17     87km de Dautovici à Polaca
                                   D+ 860m

Journée un peu difficile aujourd’hui, Lauriane n’a pas la patate physiquement. On enchaine quelques averses puis un gros orage rapidement passé. Arrêt courses à Knin, c’est la seule ville qu’on trouve depuis un moment 
Puis c’est parti pour la montée vers Polaca où on compte bivouaquer. Le repas du midi et le gouter ont redonné un peu de forces et le soleil est revenu. On profite donc de la vue, ça ressemble beaucoup à la Sainte-Victoire.

Un petit air de Sainte Victoire
Arrivés au village, on cherche quelqu’un pour demander de l’eau pour la douche. On rencontre Mario qui en plus de nous remplir la douche nous fait rentrer chez lui, nous cuisine des œufs et sa maman nous sert du sirop d’orange fait maison. C’est très bon et on est touchés par leur gentillesse. Avant de partir, son oncle nous donne également une carte de la Croatie.
On est impressionnés et touchés par l’attention que les gens nous portent… Merci !!

Maintenant, on est habitués, la douche solaire ne sera jamais chaude


Jour 22    21/05/17     81km de Polaca Babici
                                   D+ 680m

Les nuages sont bien menaçants ce matin. On s’active un peu pour ranger la tente avant la pluie, puis on s’abrite un peu plus loin pour le petit déjeuner. On se prend quelques petites averses, mais rien de grave. 
On s'approche de l'orage

On fuit l'orage

Le parcours aujourd’hui est très beau, on prend une piste le long d’un grand lac. Sur la piste, Nico tombe en arrivant trop vite dans les graviers. Plus de peur que de mal, il évite la chute en sautant par-dessus le guidon et les sacoches protègent le vélo.

Le lac avant la chute

On se met deux ou trois petites accélérations par ci et par là pour semer les chiens de berger qui nous coursent en aboyant. Nico pousse un cri de guerre pour les faire fuir, mais Lauriane, bien qu’elle fasse confiance en Nico, préfère accélérer quand même pour assurer ses arrières.


Le soir on bivouaque assez tôt. Trop cool, on va pouvoir faire la sieste. On est cachés entre deux « routes » et on entend un monsieur chanter à tue-tête et se marrer tout seul. Il doit être un peu bourré mais ça nous fait bien rire:-)


Jour 23    24/05/17     96km de Babici à Gradac
                                   D+ ??m (erreur de manip sur le compteur)

Etape globalement facile, ça part en descente. Après avoir englouti un monstre petit-dej (1L de lait + 2 bananes + 400g de flocons d’avoine + du miel) on se laisse glisser et on décide de passer par la côte plutôt que par les terres. C’est très beau, mais il y a beaucoup de voitures. On mange au port de Makarska.

Le paysage devient aride 
Enfin la mer!!



Ca descend, tant mieux

Pic nic à Makarska
La suite c’est des petites montées et descentes qui s’enchainent vent dans le dos. Le soir, on se douche sur une plage et on fait cuire les pates par la même occasion. Nico fait une séance de kiné à Lauriane qui a mal au dos. Ca marche plutôt bien. Plus que 50 séances, et on sera quittes.


On trouve l’emplacement de bivouac assez facilement entre oliviers et figuiers, cachés de la vue de la route. On ne veut pas prendre d’amende, ici le bivouac est interdit.


Jour 24    23/05/17     130km de Gradac à Kupori en passant par Dubrovnik
                                    D+ 1400m

Aujourd’hui on se lève de bonne heure… A 5h30, le monsieur à qui appartient la plantation a commencé à travailler. Bien sympa, il a attaqué par le bas pour nous laisser tranquilles. On part donc sur nos vélos un peu avant 7h. On s’arrête au bord de l’eau pour notre premier repas. Le parcours est très joli. En Bosnie, on rattrape Martin, un cyclorandonneur suisse parti pour trois mois. On fait la route avec lui jusqu’à Dubrovnik.

Court passage en Bosnie

On fait un bout de route avec Martin
On arrive au camping à 17h, déjà 115km au compteur, mais aujourd’hui on a la fritte ! Mauvaise nouvelle, le camping est super cher (40€ la nuit pour deux). Martin décide de rester pour attendre sa copine qui arrive le lendemain, nous partons visiter la vieille ville. C’est très beau, mais il y a beaucoup de monde et tout est ultra cher. 

L'arrivée a Dubrovnik

Visite de la vieille ville

Ca ressemble un peu à Venise

Mais en plus raide
On fait un petit tour, puis c’est reparti direction Kupari où il y a un autre camping. On y arrive à 19h, et le prix est très bien. On est bien contents de pouvoir enfin se laver et se coucher. 130km de vélo au soleil ça fait bien transpirer !
Journée de records : 130km ; 38°C sur le vélo, 40€ le camping, 3€ les mini boules de glace. Comme dit Nico : Dubrovnik, la ville qui te nique :-)


Jour 25    24/05/17     27km de Kupari à Mikulici
                                   D+ 570m

Ce matin on est pas pressés, seulement 30km nous séparent de notre prochain Warmshower à Mikulici. La route est très belle, ce qui fait que la montée passe bien. On arrive à environ 13h chez Marko et James. Un parc est aménagé pour monter la tente. Après s’être installés et avoir câliné les petits chiots trop mignons, on part manger puis se doucher… avec un tuyau d’arrosage au bord de la route ! Nico montre ses fesses à la seule voiture qui passe et Lauriane se bidonne.
Marko nous ramène des fraises du marché, trop bon ! On récupère l’ordi que Laurent nous a envoyé par la poste, et on discute politique avec Marko.
Puis c’est l’heure du repas. On teste l’ « Ajvar » avec du riz. C’est super bon. Merci à Martin de nous avoir fait gouter ça la veille. Il va falloir faire des réserves pour la suite.

Des petits chiots trop migoons

Nico aussi veut jouer

Jour 26    25/05/17    10km de Mikulici à Mikulici
                                   D+ 300m

On décide de rester pour la journée chez Marko et James. La météo annonce un temps pourri et on est bien ici. Après le petit déjeuner, James nous montre une cabane construite par des allemands de passage. On démonte la tente et y installe nos duvets pour garder nos affaires au sec. Il parait que quand il pleut ici ça fait pas semblant. On descend au village acheter quelques provisions (c’est raide), et on remonte sous la pluie et l’orage qui commence. On a bien fait de rester au sec. 
L'après midi ça se calme, et on donne un coup de main à Marko et James pour avancer quelques bricoles.
Au boulo!!
 Un peu plus tard, Maeve, une cycliste irlandaise arrive, on prend l'apéro tous ensemble en discutant. Marko, c'est le type qui a vécu 100 vies en une seule. A presque 79 ans, il a encore la patate.
Le soir dans la cabane, c'est trop cool. Tout est en transparence, on est au milieu des arbres et à l'abri de la pluie.

On est pas bien là?

Oui oui, on a notre cabine privée