lundi 24 juillet 2017

Autriche (de Stopfenreuth à Fussen)


Jour 71     09/07/17    95km de Stopfenreuth à Langenschonbichl
                                    D+ 100m

On prend le petit déjeuner tous ensemble puis on part dans des directions opposées. Julien prévient Nico que la partie qui nous attend ne va pas être très fun. Nico lui répond que pour eux ce sera la même pendant deux jours. On prend en effet une ligne droite de 30 km. Heureusement, cette fois il n’y a pas de vent.


Photo souvenir avant de quitter Julien et Léa

Digue interminable II: Le retour

Avant Vienne, les berges du Danube sont super bien aménagées (douches, wc, plage…), tellement bien q’on peut observer pendant 4 km des culs nus qui bronzent et font du stand-up paddle. Ca fait bien rire Nico.
Dans la ville, les parcs sont magnifiques et super paisibles, on en profite pour faire la pause pic-nic. Coté bâtiments, c’est plus mitigé : c’est beau mais un peu trop imposant pour nous. Lauriane a trouvé le palais de Sisi plus beau dans les films qu’en vrai.
On poursuit le long du Danube en cherchant un endroit pour bivouaquer. C’est pas trop autorisé par ici. On trouve finalement derrière une cabane de vente de fruits et de légumes. En se cachant un peu, on espère que la nuit va bien se passer.

Joli château en arrivant à Vienne

Palais Hofburg

Cathédrale Saint Etienne

Le Rathaus (la mairie quoi...) 
VotivKirche


Jour 72     10/07/17    99km de Langenschonbichl à Ybbs an der Donau
                                    D+ 350m

On se réveille un peu humides car il a pas mal plus la nuit. On suit toujours l’Eurovélo et la matinée se passe sous la pluie. On s’arrête pour déjeuner abrités à coté d’un super marché et on repart avec le soleil enfin réveillés. 


Réveil humide

On traverse des petits villages très jolis ; ça change des lignes droites monotones des derniers jours. Il y a un peu plus de relief autour de nous. Les berges sont jolies avec les cultures en terrasses, les églises et les châteaux. On passe aussi au cœur des plantations d’abricots de Wachau. Lauriane en ramasse dans un parc pour enfants, ils sont délicieux !
Par contre pour le bivouac c’est plus compliqué. On trouve finalement un petit coin à l’écart des regards. Un jeune qui part nager dans le Danube le soir nous confirme qu’on sera bien ici. Un peu de yoga pour Lauriane et au dodo !

Château, église et terrasses, c'est sympa

Ca commence à devenir beau 
Tel Alex Honnold, en solo dans l'ascension du Nose




Jour 73     11/07/17    77km de Ybbs an der Donau à Sommerhuber-mühle
                                    D+ 550m

La nuit a encore été pluvieuse et on se réveille encore une fois bien humides. Aujourd’hui on requitte l’Eurovélo. Le parcours est vraiment super beau, on traverse des petits villages très sympas dans les collines et c’est très vert (à cause de la pluie fréquente). On mange à Sankt Peter an der Au à coté de l’office du tourisme pour pouvoir charger le téléphone et on repart toujours avec le vent dans le nez qui n’a pas faibli depuis notre départ.
On s’arrête à coté d’une rivière pour prendre la douche qui est bien fraiche et pour poser la tente. Peu de distance mais biens fatigués ce soir.

Il en faut des kilomètres pour mériter un petit bisou

Jolis bâtiments colorés

Village pittoresque

On est tout propres!!


Jour 74     12/07/17    98km de Sommerhuber-mühle à Bad Ischl
                                    D+ 850m

Ce matin, la température est agréable. Nous avançons dans le piémont autrichien et nous apercevons les premiers sommets. Le parcours alterne bosses raides et descentes rapides. On avance tranquillement et on en prend plein les yeux à Gmundsen où le lac est magnifique avec les falaises et les montagnes autour.

Dans le piémont autrichien

Les cygnes au bord du lac de Gmundsen

On apprécie le paysage

On le longe sur une quinzaine de kilomètres et on se prend un orage corsé. Comme on n’a pas eu le temps de s’abriter, en 200 m on est trempés jusqu’aux os. Le soleil revient et on fait tout sécher à Bad Ischl pendant notre repas du soir. Petit check météo : il va pleuvoir toute la nuit. Vite, les affaires sont sèches et on part chercher le bivouac. Tant pis pour le dessert, Nico est dèg.
On demande à un autrichien si on peut poser la tente. Mauvaise pioche : le mec nous ouvre en slip et l’air pas très sobre. Il nous envoie balader. C’est un peu la galère pour les bivouacs dans ce pays. On finit par se poser dans un champ et on rentre dans la tente avant d’être trop mouillés. Laurianne est rassurée.
La nuit c’est autre chose :
-          premier round : une pluie terrible mais on reste secs
-          deuxième round : un vent de fou. On tient les arceaux de la tente pour que ça ne bouge pas trop
-          troisième round : pluie + vent. On perd le match. On prend l’eau, la serviette de Nico sert d’éponge et on se colle l’un contre l’autre pour ne pas toucher les parois de la tente. Pas cool.

Les affaires sont en train de sécher, on en profite pour manger


Jour 75     13/07/17    100km de Bad Ischl à Lofer
                                    D+ 850m

Il a plu toute la nuit et au réveil il pleut encore. On range avec méthode pour éviter de tremper les sacs et on se rend compte que le vent avait arraché une sardine. D’où la fuite !


Ranger la tente sous la pluie c'est pas tr-s rigolo

Quand on vous dit qu'il y avait du vent!!

La pluie se calme un peu et la matinée est maussade. A Salsburg on rattrape Marco, un jeune autrichien qui part en Espagne en vélo. On mange ensemble, bien cool. 

Salzbourg

Avec Marco

On fait sécher nos affaires comme on peut et c’est un peu le stress pour la journée de samedi (2 jours plus tard) où la pluie est annoncée non stop pour la nuit et la journée. C’est alors qu’on reçoit un message positif d’un warm shower, bonne nouvelle ! Comme c’est un peu loin, on passe en éclair à Salsburg pour essayer d’avancer un max. L’itinéraire suit le chemin de saint jacques de Compostelle. Il passe par des pistes dans des vallées encaissées. C’est magnifique et très vert ; il doit vraiment pleuvoir souvent !
On galère un peu pour trouver un bivouac mais au final on est pas mal.

On apprécie les paysages


Jour 76     14/07/17    75km de Lofer à Brixlegg
                                    D+ 450m

Ce matin on est content car la nuit a été sèche et ça fait du bien de ne pas se réveiller tout humide. Par contre après 15 kms c’est le retour de la pluie, bien forte et en continue ! Même si on est trempés jusqu’aux os et que les montagnes sont dans les nuages le Tyrol reste super beau. On imagine ce que ça doit donner avec un grand soleil !
Lors d’une accalmie on décide de manger. Le temps de trouver un endroit et la pluie est de retour. On s’abrite donc sous un pont. On laisse passer les vélos qui traversent et on sort nos ustensiles de cuisine. C’est alors qu’un couple s’arrête et nous demande « are you Lauriane and Nicolas ? » ; il s’agit de Bernhard et Juliane, nos hôtes de ce soir, partis se balader en vélo. Ni une ni deux on repart avec eux et on mange tous ensemble après avoir pris une bonne douche et s’être fait prêter des chaussettes sèches. On monte ensuite dans le village chez Léa, la maman de Juliane, et on joue aux petits chevaux tous ensemble (Gabriel, le fils de Juliane est à bloc !). On mange un excellent repas végétarien et sans gluten et on décide de rester là le lendemain au grand plaisir de nos hôtes. Hans, l’oncle de Juliane, nous indique sur la carte des routes sympas pour rejoindre le lac de Constance.

C'est beau

Mais la pluie n'est pas loin


Jour 77     15/07/17    Repos chez Léa

Lauriane a une piqure d’insecte bizarre et après avoir été à la pharmacie elle se fait emmener chez le médecin pour voir si c’est une tique et avoir des antibios en préventif.
Pendant ce temps Nico est parti avec Hans pour chercher une vis qui s’est fait la malle sur la remorque. Dehors il pleut et on est bien content de ne pas être en train de pédaler !
La journée passe super vite et on rigole bien avec Bernhard et Juliane. On profite des éclaircies de l’aprem pour aller se balader un peu.
Le repas du soir est encore une fois excellent et on note les recettes des plats de Léa. On est invités à rester le lendemain pour randonner mais on décide de profiter du beau temps pour avancer. La soirée se termine par une dégustation de schnaps aux myrtilles et au sureau.

Petit dèj en famille, on est gatés

On se promène avec Bernhard et Juliane

Vue depuis la maison de Léa


 Jour 78     16/07/17    75km de Brixlegg à Auland
                                    D+ 780m

On prend le petit dej tous ensemble avec des muffins sortis droit du four. Miam miam !
On profite encore quelques instants de la compagnie de notre super famille d’hôtes.
Nous sommes tombés chez des gens fabuleux que nous serons ravis d’accueillir chez nous plus tard ! On avance ensuite bien jusqu’à Innsbruck où on mange et se repose dans un parc. La ville est très belle mais comme dans toutes les belles villes c’est envahis de touristes !
On monte ensuite en direction de Seefeld, la route est méga raide (15%) et il y a pas mal de voitures : on en bave grave !
On recharge en eau à Auland et on demande à des gens s’ils connaissent un endroit où on peut poser la tente gratuitement. On tombe sur le maire du village qui nous envoie au terrain de foot et qui nous dit de dire qu’il est au courant si on est embêtés. Trop bien! Finalement on enchaîne avec les autrichiens sympas et on est bien content de ne pas jouer à bivouaquer dans le parc naturel ou les amendes sont corsées !

Jeu d'échecs dans un parc D'innsbruck

La ville est au coeur des montagnes

C'est beau mais il y a du monde

Ils ont aussi leur arc de triomphe


Jour 79     17/07/17    79km de Auland à Fussen
                                    D+ 850m

On se réveille à 6h … enfin Nico réveille Lauriane à 6h qui part d’humeur maussade. Après le petit dej au soleil ça va mieux !
On traverse la vallée de Gaistal par des chemins entourés des montagnes. Wahouuuuuu ! c’est vraiment super beau !

On approche de Gaistal

Les gorges pour entrer dans la vallée

On en prend plein les yeux

La piste roule bien et les vaches nous laissent passser

Le ZugSpitze, plus haut sommet d'Allemagne

La descente se fait ensuite tranquilou jusqu’à une petite station où on s’arrête pour le pic-nic.
L’aprem on traverse encore de belles vallées jusqu’à atteindre le château de Neuschwanstein. C’est un  vrai château de dessin animé puisque c’est lui qui a servi de modèle pour le château de Walt disney !



On rejoint nos vélos pour se rendre chez Steven, notre hôte de ce soir. On passe une super soirée. Il nous impressionne un peu, il est touche à tout et fait fabrique tout tout seul : son vélo, ses vettements, ses meubles...

Mais que font les gens sur cette immense passerelle?

Le Neuschwanstein


Slovaquie (de Medvedov à Stopfenreuth)

On n'y a passé que deux jours mais les gens étaient sympa.

Jour 70     08/07/17    94km de Medvedov à Stopfenreuth
                                    D+ 100m

Ah non !!! Le vent a tourné, il souffle super fort dans notre nez. On est sur une digue toute droite de 40 km et ça semble interminable. On s’arrête à 11h chez Miroslav et Monika. On les avait sollicités en WarmShower mais ils ne pouvaient pas nous héberger. Ils nous avaient toutefois invités à passer leur dire bonjour et nous font entrer et cuire des œufs pendant qu’on mange notre salade. Miroslav fait pas mal de ski de rando en Slovaquie et a déjà skié à Chamonix. Monika était au Népal pendant le tremblement de terre et on découvre qu’on a plein de points en commun.

Digue interminable

On repart et on fait un tour rapide dans Bratislava. C’est beau mais il y a beaucoup de touristes. On passe ensuite en Autriche sans aucun contrôle à la frontière et on attaque la longue ligne droite qui nous amène à Vienne.



On croise Julien et Léa, deux alsaciens qui partent pour 8 mois de voyages, et on finit par manger et bivouaquer ensemble, c’est très sympa.

Bratislava

Bratislava

Le château de Bratislava

mercredi 5 juillet 2017

Hongrie (de Davod à Medvedov)


Jour 66     04/07/17    126km de Davod à Dunavesce
                                    D+ 100m

Cool !! Ce matin le vent ne souffle pas trop fort, et parfois on l’a même dans le dos. On décide de faire une grosse journée et de relier Budapest en deux jours. 200 km nous séparent de la capitale et on vise 120 km pour avoir une journée un peu plus tranquille le lendemain.
Le parcours est plat et tout droit, mais à l’écart des grandes routes et c’est agréable. On croise une famille de français avec 3 enfants (le plus âgé a 9 ans) partis il y a 3 mois de France pour faire l’EuroVélo 6. Ils nous font bien rire, surtout les petits. Leur site : aufildeleau2017.wordpress.com
On leur donne nos derniers dinars serbes et on repart.


Les pistes sont assez roulantes

Joli canal

Des sculptures un peu partout

A la pause repas, une famille hongroise veut nous donner des bierres. On leur dit que c’est pas trop compatible avec le vélo et la chaleur. Ils nous répondent que c’est des « toutes petites » bières. On accepte et ils nous ramènent deux canettes de 33 cl. Ils n’ont pas la même notion des mini bières que chez nous J Ensuite Lauriane fais sa sieste habituelle, et eux, ils sont morts de rire en pensant que c’est la bière qui la fait dormir.

On repart et on se trouve un petit coin pas mal au bord du Danube. Ce soir on a moins mal aux jambes qu’hier. Le vent, ça change tout…


Jour 67     05/07/17    126km de Dunavesce à Budapest
                                    D+ 80m

Aujourd’hui, la journée est plus courte oindre le camping à Budapest. Heureusement car il fait chaud. Le long du Danube, il y a plein de petites routes sympa. On croise deux voyageuses à trottinette, elles vont jusqu’à Belgrade. Ca a l’air un peu galère...


Petit dèj

Berges du Danube

Le soir on fait un tour en ville et c’est vraiment super beau, les bâtiments sont magnifiques avec l’éclairage nocturne. La ville est très animée avec des petits concerts et beaucoup de monde dans les squares et sur les places. On se régale.

Concert de rue

Mémorial des juifs fusillés et jetés dans le Danube

Le parlement, il est énooorme

Le même parlement, vu de l'autre coté

Basilique Saint Stepha,


Jour 68     06/07/17    Visite à Budapest
                                  
On prende le métro et on fait un tour au marché couvert. C’est Gustave Eiffel qui l’a créé, et ça confirme qu’il aimait les grandes structures métalliques. Lauriane fait du lèche vitrine dans les petites rues. Heureusement qu’on voyage à vélo car sinon elle aurait acheté plein de trucs.

Le marché Eiffel c'est super grand

Nico est content de voyager à vélo

Ensuite, on se trouve un super restau sans gluten et on achète du pain. Le resto est méga bon et ça fait du bien de changer de régime alimentaire.

Des vrais desserts sans gluten!!

On va ensuite au Hero square. Le château est très beau et en en faisant le tour, on aperçoit des tentes et des gens qui squattent. On va voir pour en savoir plus et on apprend que le président (Orban) veut couper 1800 arbres dans le parc pour y construire un musée. Ca s’appelle le projet Liget, et les gens sont dans les tentes depuis un an pour protéger les lieux. Ils étaient plus de 1000 au début et ne sont plus que 50. Nadia qui nous explique tout ça parle en français et elle connait plein de choses. Elle nous raconte ses voyages, que l’argent ne fait pas tout (et que dans le désert entre de l’eau et de l’argent, il vaut mieux avoir de l’eau). Ce parc est très important pour elle, elle nous dit qu’il a toujours été un lieu énergétiquement puissant et que les celtes venaient déjà y faire des cérémonies il y a bien longtemps.
Elle parle beaucoup, mais c’est passionnant. On finit par partir pour aller aux bains. Sur les conseils du camping, on va dans un petit centre tranquille et pas cher. C’est relaxant, Lauriane est happy.
Hero square

Le chateau

Les bains


Jour 69     07/07/17    141km de Budapest à Medvedov
                                    D+ 400m

Hier soir Nico a fait des demandes de Warmshower à Bratislava. Comme c’est assez loin, on décide de quitter un peu l’Eurovélo 6 pour couper par les collines au-dessus de Budapest. C’est plus court, ça monte un peu, ça change des derniers jours. En plus le vent est avec nous. C’est trop cool, ça avance tout seul.

On ne l'avait pas vue la veille celle là 

On rejoint ensuite les bords du Danube et on avance à fond. Ce n’est pas très intéressant, mais c’est facile et on fait des bornes.

On traverse un pont et passe en Slovaquie pour voir si c’est plus intéressant qu’en Hongrie. Pas de poste frontière, on change de pays sans s’en rendre compte. De l’autre coté, c’est pas mieux, toujours aussi plat et rectiligne. On rejoint la digue du Danube et après avoir mangé, on décide d’aller voir plus loin car on se fait dévorer par les moustiques. On arrive dans un village où un monsieur nous interpelle pour savoir ce qu’on cherche. De l’eau et un endroit pour poser la tente. On est servis : il nous recharge en eau et nous dit de poser la tente en face de sa maison.

Plantation de statues

Joli coucher de soleil

Les cigognes veillent sur nous

Serbie (de Inovo à Davod)



Jour 59     27/06/17    96km de Inovo à Kladovo
                                    D+ 480m

A 6h30, il fait déjà chaud. Lauriane ne se sent pas très bien. On quitte notre petit village pour petit déjeuner un peu plus loin. Fonctionner ainsi nous permet de fractionner la journée et de la faire paraitre plus facile.
Lauriane est tellement pas bien que sa roue avant vient toucher la remorque de Nico et elle se retrouve par terre avec le genou amoché. Grace au judo et à l’apprentissage des chutes elle ne s’est pas fait trop mal, juste des égratignures. Ouf !!
On fait notre pose repas et sieste en Serbie à 11h. On discute avec Mitko, un bulgare qui voyage en vélo et qui est surpris qu’on ait déjà mangé. En fait on a changé d’heure sans le savoir et pris notre repas à 10h J


Bienvenue chez les serbes

Les champs de coquelicots partout autour de nous

On arrive enfin sur les bords du Danube et ça commence à être plus beau. Pour Lauriane, c’est un calvaire. Elle a de la fièvre et mal partout. On va quand même jusqu’à Kladovo où Mitko nous a dit qu’on pourrait dormir facilement dans un parc.
On tape en chemin la discute avec Florence et Thierry qui font l’Eurovélo 6 (leur facebook « clic&clac »), ils nous donnent des oignons et de l’ail, un serbe leur en avait offert trop.
Au bivouac, on mange tranquillou puis on monte la tente en vitesse. On se fait attaquer sévère par les moustiques. Il parait que ça va être comme ça tout le long du Danube, on est mal…
Il n’y a pas de bruit mais on ne dort pas très bien : la température ne redescend qu’à partir de 2h du matin.


Le calvaire de Lauriane

  
Jour 60     28/06/17    104km de Kladovo à Dobra
                                    D+ 780m

Lauriane se sent un peu mieux mais elle a encore le bide en vrac. Hier c’était règles + gastro, aujourd’hui elle a seulement la gastro L
On passe par les « portes de fer ». On ne sait pas trop pourquoi « de fer » mais c’est très beau. Le Danube a creusé de profondes gorges dans la roche calcaire et si l’eau était turquoise, on pourrait se croire dans les gorges du Verdon.


On arrive dans les portes de fer

Une sculpture imposante

Aujourd'hui c'est plus facile (vent dans le dos, et une mini gastro)


Beaucoup de ruches posées dans des camions

A Donji Milanovak, nous mangeons (assez peu pour Lauriane pour qui c’est un peu difficile) puis on va à la pharmacie. Après avoir perdu les premiers rounds face aux moustiques, nous investissons dans l’artillerie lourde : bracelets et sprays répulsifs. Nous repartons tout contents en ayant bien fait rire les pharmaciennes. Bon, arrivés au camping, Nico se rend compte qu’il s’est fait mordre par une tique. Les moustiques ont appelé du renfort, la guerre va être rude (c’est notre « guerre des boutons »).
Le camping n’est pas très cher et très chouette. Il nous avait été recommandé par Mitko et les cyclos français de la veille. On est tous seuls et on se dit qu’on va bien dormir.
Et ben non !!! A 20h, un car arrive. Il est rempli d’ados en voyage scolaire. On déplace la tente pour être un peu à l’écart en se disant qu’on sera plus au calme qu’au bord de l’eau et des tables. En fait, pas du tout… On a eu droit au chauffeur du bus qui regarde un film à fond dans son car, puis les jeunes ont picole, couru et crié autour de la tente jusqu’à 4h du matin. Nico est sorti deux fois leur dire qu’on voulait dormir mais ça n’a pas marché très longtemps à chaque fois. Du coup on dort 2-3h et on a la tête dans le paté le matin.
PS : le chauffeur s’est baladé à poil dans les sanitaires pendant un bon moment, et tout le monde attendait pour aller aux toilettes. Super…


Jour 61     29/06/17    41km de Dobra à Kamijevo
                                    D+ 280m

Aujourd’hui on part la tête dans le cululu et sous une petite pluie. Heureusement, la journée sera courte pour rejoindre notre Warmshower dans une ferme à Kamijevo. Nico décide de prendre des petites routes, et c’est pas trop un bon plan. La route se transforme en chemin raide et sablonneux, et on finit par pousser les vélos. Heureusement ce n’est pas long et on arrive de bonne heure chez Dragan et Vera qui nous accueillent super bien. 


On arrive en direction de Kamijevo

Derniers efforts dans les graviers

On discute, puis Nico va aider Dragan à fabriquer ses ruches puis on mange tous les trois. La discussion est super intéressante et on apprend beaucoup de choses sur l’histoire de la Serbie et sur les abeilles. Vera a préparé de la « proja-ra », une sorte de pain de maïs, œufs et fromage. Ca fait du bien de manger autre chose que des chips avec de la salade.
L’après midi, Nico continue à aider, puis Dragan nous montre ses ruches, les reines qui vont bientôt sortir et son « petit » jardin. On discute politique, histoire, théologie et sports de montagne. On se sent vraiment bien.
Dragan encourage Nico à avoir ses propres ruches : entre 5 et 10 pour bien commencer.

Tout mignon


Jour 62     30/06/17    107km de Kamijevo à Belgrade
                                    D+ 860m

On prend le temps ce matin et on profite de Dragan et Vera pendant le petit déjeuner. Quand on repart, les sacs sont remplis de provisions (fruits et légumes, miel et lait de riz en poudre), nous avons été accueillis par des gens vraiment super.
La journée passe assez vite dans un paysage rural et vallonné. On passe de collines en collines, de champs de maïs à champs de blé et de tournesols. Il fait vraiment très chaud et on ne déroge pas à notre nouvelle habitude de faire une pause boisson fraiche en milieu d’après-midi.
Belgrade est traversée rapidement (toute en descente) et on y mange dans un parc le long du Danube. Le parc est très grand et a l’air calme, on décide d’y passer la nuit. Personne ne vient nous embéter. On dort bien avec en musique de fond (pas trop fort) les échos de la boite de nuit à proximité.
PS : c’est notre deuxième moisiversaire, et il était beaucoup mieux que le premier J

Photo de départ avec Dragan et Vera

Cathédrale à Belgrade


Jour 63     01/07/17    75km de Belgrade à Petrovaradin
                                    D+ 380m

On fait une mini grasse mat et on se lève à 7h30. Ca fait du bien de récupérer un peu. Le profil est assez plat et à midi, pour la pause repas, on a déjà fait 60 km. Comme on avait annoncé à notre WarmShower qu’on arriverait à 18h, on se dit qu’on a un peu de temps pour la sieste. Une dame nous offre des abricots, puis elle revient un peu plus tard dans l’après-midi avec une nouvelle livraison. Trop sympa !!
Tiens, on a de la visite : des cyclistes, avec une remorque, ils parlent français !!! Emilie, David et Anatole, leur fils de trois ans viennent s’installer à coté de nous. On passe alors une partie de l’après-midi à s’échanger des conseils sur les pays qu’on vient chacun de traverser et que les autres s’apprêtent à découvrir, les galères à vélo, les anecdotes sur les gens etc… (leur site : www.emirodavelo.com)


Colonie de cygnes sur le Danube

Avec Emilie, David et Anatole
C’est vraiment un chouette moment et quand on repart, on arrive à peine en avance chez Milan à Petrovaradin.
Il nous laisse le temps de faire la toilette, puis nous partons ensemble faire les courses. Pendant qu’il nous cuisine un délicieux repas, nous admirons ses peintures.
La soirée est sympa, on regarde un film ensemble avec sous titres en français et on se couche pour une bonne nuit.

Très bon repas avec Milan


Jour 64     02/07/17    71km de Petrovaradin à Bac
                                    D+ 40m

Encore une grasse mat jusqu’à 8h30. On range nos affaires en attendant que Milan se lève. On prend le petit dej ensemble et on discute politique et histoire de la Serbie. Là encore, on en revient aux manipulations des peuples et à l’individualisation de la société. On reparle aussi des conflits entre serbes et croates, et des modifications de l’histoire par les états et l’Otan vis-à-vis des génocides serbes. Il faudra faire des recherches et approfondir notre connaissance sur le sujet.


Milan et ses peintures

On discute tellement qu’il est déjà 11h30 lorsqu’on enfourche nos vélos. Le parcours est tout plat mais on a le vent de face. Aujourd’hui, c’est Nico qui en chie un peu. Si ça ne tenait qu’à lui, il se serait arrêté au bout de 50 km, mais Lauriane est motivée pour aller plus loin.


On avance face au vent

On s’arrête à Bac et on s’abrite du vent pour manger à côté de l’église. A la fin du repas, deux mamies nous apportent du gâteau et nous disent qu’on peut dormir à l’abri dans la maison en construction à côté de l’église. Comme on n’arrive pas à leur dire qu’on est intolérants au gluten, on dit merci et on garde les gâteaux.
Lauriane craque et en goute un morceau. Elle attend de voir si elle a mal au ventre et demande à Nico de faire de même pour confirmer le diagnostic. Nico est sensible immédiatement mais pas Lauriane qui finit son morceau. A par un aller-retour express aux toilettes, elle a passé une bonne nuit. Le vélo l’aurait il désensibilisée ?

Les gateaux au gluten

Notre église avec cigogne sur le clocher

Des oeufs rouges, si quelqu'un sait quel oiseau a pu pondre ça...


Jour 65     03/07/17    91km de Bac à Davod
                                    D+ 40m

On quitte notre abri / maison et on laisse un petit mot sur le portail de mamie gâteau pour dire merci. Au petit dej, Lauriane en remange un bout et tout va bien.
Le parcours est tout plat, mais avec le vent dans le nez c’est pas du gâteau (haha le jeu de mot). Par deux fois, on se cale à l’aspiration derrière un tracteur. Ca nous fait du bien de faire quelques kilomètres sans trop forcer.
On passe la frontière comme une lettre à la poste. On avait un peu peur avec les histoires de mur hongrois pour filtrer les migrants. On n’aura vu ni l’un ni l’autre.
Le soir Lauriane a fini de manger les gâteaux. Elle a le ventre qui serre et ne se sent pas très bien. Après avoir nargué Nico toute la journée, ce soir, c’est lui qui se marre.
Demain on espère qu’il y aura moins de vent.


On quitte la Serbie et entre en Hongrie 
C'est pavé, plat et droit