vendredi 27 janvier 2017

Cascade Repentance Super à Cogne

Je me la joue solo pour cet article. Je suis encore parti en weekend sans Lauriane pour faire de la cascade de glace. Pas de quoi faire un article me direz vous, sauf qu'avec Andréa, nous avons réalisé LA cascade qui nous faisait rêver depuis trois ans.

Repentance...
Une ligne magnifique, longue et raide (pas d'analogies avec l'anatomie humaine svp :-)

Il y a deux ans, avec la même équipe, nous étions bien entraînés, mais ce fut le but (un échec dans le jargon) car la cascade était trop mouillée. 
Cette année, pas de session tour de glace pour se faire les bras, mais quelques belles sorties en début de saison qui nous ont rassuré quant à notre capacité à y refaire un tour.

Nous voila donc partis pour gravir cette cascade mythique. Après deux heures d'approche, nous sommes seuls aux pieds. La cascade est bien fournie et tout se présente bien.
Les deux premières longueurs de la cascade
J'attaque une première longueur de 50 m avec un relais sur broches et pitons. Derrière nous un guide et un jeune aspi grimpent dans nos crampons. Ils sont très rapides, mais aussi très sympas et ils nous laissent devant.

Le relais sur broche dans une petite grotte de glace
Ca chauffe quand même les bras
J'attaque la deuxième longueur, mais prends trop à droite après le vrai relais et me fait un peu peur dans de la glace fragile et cassante. Je redescend au relais et Andréa me rejoint. La cordée en dessous de nous passe plus à gauche dans la douche et sort la longueur en plein milieu du cigare. Comme je suis un peu fébrile, ils me prêtent un bout de corde et je grimpe derrière eux.

Après le relais, encore dans une grotte de glace, ne pas prendre trop à droite
Andréa sort du cigare
La suite est beaucoup plus facile et nous terminons les deux dernières longueurs rapidement.
Une fois en bas, nous sommes ravis, et fiers comme des papes. Nous prenons un selfie au pied de la bête, et attaquons la descente. Andréa se permet même de dire que c'est passé les doigts dans le nez. Moi j'ai trouvé qu'il fallait quand même se les sortir du cul...

Alors, heureux?
Finger in the nose



vendredi 13 janvier 2017

Notre projet

Nous sommes libres pendant 6 mois.

Notre projet n'est pas encore très défini, mais nous savons que les quatre premiers mois seront consacrés à faire un tour de l'Europe de l'Est en vélo. Nous en profiterons pour pédaler et voir des paysages, mais aussi faire du tourisme et des randonnées suivant les lieux où nous nous trouverons.

Nous n'avons pas établi de parcours et n'en établirons pas, cependant, on peut imaginer que notre tour ressemblera à celui représenté sur la carte. Les points culminants des différents pays sont représentés par les étoiles et donnent les directions générales à suivre pays après pays.


lundi 2 janvier 2017

Association Népal

Lauriane a toujours rêvé d'aller au Népal, moi aussi. 
Elle est entrée en contact avec Claire Butez, qui gère une association caritative au Népal. Début décembre, nous avons assisté à une présentation de l'association à Albertville. 
C'est décidé, lors de notre séjour au Népal, nous irons dans le village de Kavresthali et essaierons d'apporter de l'aide à ce village en reconstruction depuis le séisme de l'année dernière. 

dimanche 1 janvier 2017

Glace et ski autour de l'Argentière la Bessée

Et voila, il faut se lancer pour le premier article. 

En congés entre Noël et jour de l'an et en grand manque de neige chez nous en Savoie, nous avons décidé de faire un petit tour dans les Hautes Alpes, ou il y a un peu plus de neige que chez nous. Il a neigé la semaine d'avant, mais il y a eu beaucoup de vent et on ne part pas très confiants vis à vis du risque nivologique.

On décide donc de commencer par une journée de cascade de glace, avant de collecter des informations plus précises au gite chez Béné.

Direction les cascades de Claphouse à Ailefroide. Il y a deux lignes, celle de gauche (3+) que l'on prévoit de faire est plus facile que celle de droite (4),. Arrivés au pied, la cascade de gauche n'est pas du tout en conditions, et on se lance donc dans celle de droite.

Les deux cascades. Celle de gauche fait pas du tout envie
 La cascade fait 100 m de haut, et comporte quelques ressauts courts mais assez raides. La glace est lisse et parfois cassante et Lauriane donne tout pour grimper les deux premières longueurs. On s’arrêtera finalement au pied du dernier ressaut. Le niveau était un peu trop costaud pour une de ses premières cascades.
Concentrée

C'est raide

et les pieds sont pas très bons

Ouf les rappels

On est mieux en bas
Au gite, notre statut de VIP nous donne droit à la chambre double et à un menu spécial sans gluten. Trop bien. Béné nous donne aussi quelques informations neige, et nous envoie dans le cirque de Cervières. 

On part donc pour le col de Chaude Maison, avec 1000m de dénivelé au soleil, la montée est agréable. Au col, on suit Bernard, un randonneur sympa et on prolonge vers la Turge de la Suffie 300 m plus haut. On bascule en versant NE où la neige n'est pas si mal (un peu changeante quand même) puis il faut remonter au col et descendre par notre itinéraire de montée. Au final, pas mal de dénivelé, de la neige pas pire et une bonne recharge de vitamine D.

Montée au soleil

Au col

Puis au sommet

Descente en neige de printemps
 Le lendemain, on décide de faire un truc plus cool. Je repère sur la carte le tour des Peygus en boucle, toujours au départ de Cervières, mais pas dans le même vallon. La montée est versant sud, il fait encore plus chaud que la veille, et la crème solaire est bienvenue. Au col des Peygus, il faut basculer versant Nord, l'entrée est un peu soufflée et on s'espace un peu pour la descente. 100 mètres plus bas, la neige est excellente et la poudre trouvée est inespérée. Il faut ensuite remonter pour changer de vallon, et descendre dans une combe jusqu'à la voiture. Facile normalement, sauf qu'on a suivi une trace qui n'était visiblement pas celle à suivre. Après la descente de rêve, ça a été la descente "rocambolesque" dixit Lauriane, raide dans la foret de mélèzes et entre les cailloux affleurants. 

Il fait encore plus chaud que la veille
Le col de l'Izoard en fond
Au col, bien travaillé par le vent



Lauriane fais parler la poudre

une neige excellente

Au final un bon séjour qui nous aura fait digérer les multiples repas de Noël.

mercredi 27 juillet 2016

Tour du Jura

Si l'idée de partir plusieurs mois au travers de l'Europe de l'Est nous a tout de suite emballé, nous nous sommes ensuite demandés si mes genoux en mousse (Nicolas) supporteraient les milliers de tours de pédales tous les jours. Lauriane est une super kiné, et je sais que je pourrai compter sur des soins aux petits oignons. Mais il fallait se rassurer sur ma capacité à enchaîner plusieurs jours de vélo chargé comme un mulet.
Cet été, nous sommes donc partis pour une traversée du Jura sur trois jours. C'était LE test.
On a préparé nos VTT, équipé la remorque et les sacoches, et choisi des pneus slicks pour avoir un meilleur rendement. En vérité, les pneus ont été achetés le jour même et montés sur le parking juste avant notre départ. Mauvaise idée...
Il faisait chaud, le pneu était un peu rigide, j'ai pincé la chambre à air, utilisé une chambre à air neuve à valve défectueuse et repincé une encore une fois. Dans l'agacement, en retirant énergiquement ma chambre à air défectueuse, celle ci est partie tel un élastique qui se détend dans l'oeuil de Lauriane qui a cru ne jamais pouvoir partir à vélo. Ça commençait bien.

On a quand même réussi à partir pour un parcours, finalement jamais plat.

Ca monte dès le départ
Et pas qu'un peu

 Je ne sais pas dire ce qui aura été le plus dur pour Lauriane :
 - la montée interminable avec ses 10 épingles annoncées par moi et ses 200 virages réellement effectués (c'est pas de ma faute si un virage c'est pas une épingle)
 - ou la traversée interminable de la forêt,sans soleil, sans vue et parfois même sans route

sur la piste dans la forêt

Ben si, on a quand même eu un peu de vue

Malgré tout, Lauriane est contente, ça change des révisions

 On est finalement arrivés à notre emplacement de bivouac en Suisse. Sous le préau d'une école primaire, à proximité d'un bachal, la grande classe !! Bilan de la journée: 84 km et 1900 m de dénivellé entre Clarafond Arcine et Bassins en Suisse. Pas mal :-)

Notre douche

La suite royale

Un réveil tranquille

 Jour 2 : Départ en côte direct et traversée du massif par la Combe des Amburnex. On est tous seuls sur cette petite route, et la vue est beaucoup plus dégagée. On y croise seulement quelques vaches et un chauffeur livreur perdu qui voulait aller à Genève. Il nous a bien fait rire avec son "J'suis pas préésséééé, j'vai à Geunèève".

Paisible

Quasiment les seuls êtres vivants croisés en 20 km
De retour en France, on avait bien la dalle. Après avoir fait la peau à un poulet rôti, on est reparti en ayant moins faim, mais en ayant quand même bien mal au cul.
A la frontière, le douanier Suisse devait faire la sieste, on l'a pas vu

Pauvre poulet rôti

Les derniers km avant de trouver notre emplacement de bivouac ont été rudes. Faut dire qu'on était un peu fatigués, et que Lauriane avait de plus en plus de mal à tenir sur sa selle. Même si elle n'aime pas ça, j'ai même eu le droit de choisir un bivouac dans la forêt. Tant pis pour la vue, les bêtes sauvages et les bruits, le popotin était sauvé.
Bilan 79 km et 1030 m de dénivelé.

Le bivouac salvateur

 Jour 3 : Après une bonne nuit réparatrice, on était de nouveau chauds patate pour attaquer cette nouvelle journée par... 10 km de montée. Le point positif, c'est qu'on prenait de l'altitude à la fraîche, et qu'une fois en haut, il ne restait plus qu'à descendre.
La motivation de prendre le repas du midi au resto nous a fais avancer rapidement et les 50 km et 1000 m de dénivelé ont été avalés dans la demi journée.

Et maintenant, ça descend

On peut le dire, on est vraiment sortis de notre zone de Confort

 Au final, 210 km et presque 4000 m de dénivelé. Je n'ai pas eu trop mal au genou, et le projet de voyage en Europe s'est bien ancré dans nos têtes.